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mardi 22 février 2011

Prague. La synagogue espagnole. Quartier juif.

Synagogue grandiose.

Prague.
Exposition d'objets de culte.
Synagogue Espagnole

Plastrons de Torah en argent.

Mains pour suivre le texte dans la Torah, sans la toucher.

Couronnes de Torah en argent avec incrustations d'imitations de pierres précieuses.
Différents objets en argent..



Un petit air d'Andalousie
La synagogue espagnole tient une place atypique dans le paysage urbain du quartier juif de Prague. Elle doit son nom à la communauté juive espagnole installée à Prague au moment de l'Inquisition. Mais pas seulement. Son architecture actuelle, datant de la fin du XIXe siècle, participe également à cette appellation.

En effet, la synagogue rappelle les édifices religieux arabes d'Andalousie. Son style néo-mauresque, avec sa belle coupole dorée, est caractéristique du sud de l'Espagne. A l'intérieur du bâtiment, les décorations et les moulures sont également d'inspiration arabe (stucs dorés, motifs orientaux gravés dans les murs et sur les piliers).

L'intérieur est absolument magnifique.
 Hélas très sombre pour les visiteurs.





A côté... c'est une église ! No comment !


lundi 21 février 2011

Prague.Le quartier juif. La maison des cérémonies et le vieux cimetière.

Vision surréaliste 

Le vieux cimetière juif fut créé au début du XV ème siècle.Le terrain, rapidement vint à manquer.
les coutumes religieuses interdisant de supprimer les anciennes tombes, on du amener au cimetière de nouvelles couche de terre. Les anciennes tombes étaient toujours remontées en surface. 
C'est ainsi qu'apparaissent côte à côte, des stèles de siècles différents.
 Le cimetière compte aujourd'hui près de 12000 tombes, de 1439 à 1787, date à laquelle l'utilisation des cimetières à l'intérieur de la ville fut interdite.
La valeur historique du cimetière réside principalement dans les inscriptions présentées sur les tombes. Elles constituent une source majeure pour l'histoire des juifs de Prague, et pour l'importance historique et culturelle de certaines personnalités enterrées ici.


La neige empêche de voir les noms et les symboles sur des tombes de personnalités.
Les personnalités les plus célèbres enterrées dans ce cimetière sont Juda Loew ben Bezalel plus connu sous le nom de Rabbi Löw (décédé en 1609), Mordechaj Maisel (décédé en 1601), David Gans (décédé en 1613) et David Oppenheim (décédé en 1736)

Succédant au cimetière appelé « jardin juif » qui a été découvert au cours de fouilles archéologiques sous la rue Vladislavova dans la veille ville. 


En tant qu’élément du Musée Juif, l'ancienne salle de cérémonie de la Confrérie des pompes funèbres de Prague (fondée en 1564), devint plus tard une exposition consacrée aux traditions et coutumes juives, Le cours de la vie.




La nouvelle salle des cérémonies, à l'entrée du vieux cimetière
 fut construite dans un style néo-roman en 1906-08.
Ce bâtiment est actuellement un musée où sont exposés quelques objets et des manuscrits.














La salle des cérémonies. Vue depuis la rue. 
En arrière plan, le musée des Arts décoratifs.

dimanche 20 février 2011

Le quartier juif de Prague.La synagogue * Vieille Nouvelle *


Je vous recommande cette dame. Une guide extraordinaire.


La synagogue est construite selon la coutume du judaïsme orthodoxe avec des espaces séparés pour les hommes et pour les femmes durant les prières. Les femmes sont dans une pièce attenante qui dispose de petites fenêtres pour pouvoir suivre les cérémonies dans le sanctuaire principal. L'espace dédié aux femmes est un espace rajouté, qui n'existait pas lors de la construction de la Synagogue. Le toit, le gable et les murs de soutien datent du Moyen Âge.


Porte de la synagogue * Vieille Nouvelle *.

Derrière cette ouverture, l'espace réservé aux femmes, dans la synagogue * Vieille Nouvelle *.

Tout d'argent rebrodé.
Symboles : première image d'un bassin d'ablution, une ménorah, les pains sont toujours représentés, mais jamais *en vrai* dans une synagogue. le tablier d'Aron avec les douze pierre précieuses représentant les douze tributs d'Israël. 

La lumière éternelle est suspendue devant l'arche sainte.
Les rouleaux de la Tora sont conservés dans l'arche sainte, située sur le mur orientale de la synagogue, tourné vers Jérusalem.
    L'Arche sainte est recouverte d'un magnifique rideau brodés, ainsi qu'une draperie ornée de symboles évoquant le Temple de Jérusalem. 

Un symbole extraordinaire.
Le temple parfait de Salomon ayant été détruit, aucune construction, dorénavant ne devra être parfaite.
Cette colonne n'est pas terminée. N'est-ce pas un formidable symbole d'humilité.
Le dessin d'une mosaïque, au sol peut être perturbée.  

La circoncision. le siège est double, Un pour le parrain qui tient l'enfant,  l'autre pur le représentant d'Eli.

Le pupitre de lecture de la Tora.

La synagogue a conservé jusqu'à nos jours sa disposition d'origine avec des sièges placés autour de la bima, et le long des murs de la grande salle. Chaque homme a son siège avec son numéro.

Le lien étroit entre la décoration sculptée de la synagogue et celle d'autres constructions du premier gothique en Bohème permet de dater la fondation de cette synagogue du premier quart du 13ème siècle.
Les tailleurs de pierre des ateliers royaux, travaillant au proche couvent de Ste Agnès, participèrent à sa construction.
En haut de deux colonnes, 2x 4 rosaces = 8.    2x 2 rosaces pas finies = 4.
 Total, 12. les douze tributs d'Israël.



Inhabituel dans une synagogue, le drapeau, sur le pilier ouest, portant une étoile de David et le texte Shema Israël est un privilège accordé par Ferdinand II du Saint-Empire en reconnaissance des services rendus par la communauté juive de Prague durant le siège de la ville par les troupes protestantes suédoises durant la guerre de Trente Ans. Le drapeau actuel est une réplique de celui offert par Charles VI du Saint-Empire.


Mes photos intérieures ne sont pas très bonnes. Même si j'ai reçu l'autorisation,  je ne me sentais pas à l'aise vis à vis des autres visiteurs qui ne pouvaient pas photographier.

La synagogue Vieille Nouvelle reste aujourd'hui le plus vieil exemple conservé de synagogue médiéval à deux nefs. L'espace intérieur est coiffé d'une voûte de six travée s à cinq voutains reposant sur deux pilliers octogonaux. Les douze  fenêtres étroites en ogive répondent au nombre des douze tributs d'Israël

Au centre, le pupitre de lecture de la tora, séparé du reste par une grille gothique tardive.
La grande nef est éclairée par des lustres en bronze du 16 au 18 ème s.

En 1966-67 de nouveaux vitraux furent placés   sur les  *fenêtres *.


C'est là que tout a commencé : je demande à une jeune femme si je peux voir l'endroit où se tiennent les dames. Elle dit * ah non, à moins que vous n'assistiez à une cérémonie *. Je réponds :
* je crois bien que cela ne sera pas possible *. Je dis * c'est pas juste d'enfermer les dames * Elle me répond * Elle peuvent parler *. De là a commencé nos fou rires. Je suis restée au moins deux heures avec elle. Elle m'a fait revisiter la synagogue, avec commentaires intéressants. La chance que j'ai eu. 

observez bien ces horloges. Qu'y a.t-il d'étrange !

Elle représente, selon la tradition juive, l’emblème du roi David
Jusqu’au XVe siècle, l’étoile de David ou Sceau de Salomon était un symbole magique protecteur, représenté sur les amulettes. Elle n’est devenue la représentation du judaïsme, comme l’est le crucifix pour le christianisme, qu’après l’expulsion des Juifs d’Espagne au XVe siècle, et grâce au 
développement de l’imprimerie.
 L'étoile de David à six branches, avec un chapeau juif en son milieux, symbole de la communauté juive de Prague.



La synagogue *Vieille Nouvelle * est aujourd'hui le monument conservé le plus ancien de la cité juive et la plus ancienne synagogue d'Europe. Elle fut édifiée au 13ème siècle. Elle s'appelais à l'origine *Nouvelle* ou * Grande *. Avec l'apparition d'autres synagogues, on commença à l'appeler * Vieille Nouvelle*. 
Une légende raconte que les anges changés en colombe, protégeaient la synagogue des incendies avec leurs ailes. Elle resta ainsi miraculeusement à l'abri de toute détérioration jusqu'à aujourd'hui.

Architecture particulière.

Une légende raconte que les restes du Golem, anthopoïde créé par le célèbre rabi Loew, afin de protéger la communauté juive de Prague, sont entreposés sous les combles.


Fer forgé.
Porte de la mairie juive. Bien gardée, impossible d'y jeter un tout petit oeil.




samedi 19 février 2011

Les caves voûtées de la maison à la cloche de pierre. Prague.


Impressionnante enfilade de caves, se prolongeant sous plusieurs maisons.

. 
Les caves étaient indispensables et un abris sur, contre les incendies.
Les espaces voûtés, zone de stockage,  ont été graduellement ajouté les uns aux autres,  au fur et à mesure des constructions.
Un arc visible au bas de la paroi, face à la rue, n'est pas l'entrée d'un corridor d'une autre cave mais  indique un arc de décharge qui absorbe le poids et soutiens la construction à un point faible dans le sol de fondation. Cette manière de mettre en place des structures sur un terrain à faible cohésion était une pratique courante. La totalité de l'espace du sous-sol est pavé de pierre naturelles.  Une réplique, réalisée en 1980  lors de la rénovation de l'édifice. Ce type de pavement était courant dans la Prague médiévale, fondations et caves creusés dans le substrat géologique de la ville. manière utilisé jusqu'à la période moderne.





J'aurais manqué ces caves, si je n'avais pas *causé* à la dame de la librairie. C'est elle qui m'en a indiqué le chemin.