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lundi 28 février 2011

Perles de troc vénitiennes.








Comme tant d'autres techniques, celles des perles de verre naquit au Moyen Orient. Et renaquit dans la cité des Doges, sous la forme d'une industrie magique, puisque cette verroterie, rapidement envoûta le monde entier.De la lagune, les perles de verre envahirent tous les ports d'Asie Mineure, de la Mer noire, de la Mer Caspienne, de l'Egypte. Puis,  s'étends jusqu'en Inde, et même la Chine.

L'Arte del margaritaïo ( en latin, margarita signifie perle ), atteint son apogée au XV et XVI ème siècle,  dans le sillage des grandes découvertes et des premières colonisations. Les bateaux vénitiens, hollandais, portugais, puis anglais, français, espagnols, en déversent des tonnes sur l'Asie, l'Afrique, L'Amérique. Venise décline, mais les humbles verroteries - l'arte vetraria veneziana- continuent, elle.


Colliers massaï. Afrique de l'est. Cliquez svp

Tabliers portés par les femmes mariées de la tribut des Ndebele de Zimbabwe. Divers anneaux perlés soulignent les étapes de la vie d'une femme. La *couronne* de jeune femme pondo montre qu'elle est mariée.
 Les femmes Zoulou confectionnent des anneaux et des cylindres de fibres végétales, décorés 
de motifs de perles géométriques.

L'importation des perles de verre a eu de graves conséquences sur l'histoire de l'Afrique.Contre des perles de verre, les Africains échangent de l'encens, de l'ivoire, de carapaces de tortues, des cornes de rhinocéros, le l'huile de palme et des noix de coco. Ces mêmes réseaux commerciaux solidement tramés, qui, pendant des siècles, ont permis à l'or et à l'ivoire d'atteindre les ports d'Afrique occidentale, amenant des perles en retour, faciliteront plus tard la traite des esclaves.
L'un des nombreux témoignages de cet échange provient d'un prêtre allemand qui a visité l'Afrique du Sud en 1653. * A l'est du Cap, écrit-il, é peu près à mi-chemin de Mozambique, beaucoup d'or, d'esclave et autres marchandises pouvaient être obtenues à bas prix, contre des étoffes et des perles de verre de toutes sortes *

Ces perles contre de l'or.

Celles-ci négociées en Afrique contre de l'ivoire.

Clarck, aussi appréciées des Indiens. Voir poste précédent.
Les beiges sont rares.

Celles-ci, échangées contre de l'huile de palme.
Indiennes ou Vénitiennes ? 
L'histoire des perles est un entrelacs perpétuelle. Venise a exporté des perles en Indes. Ceux-ci en ont fabriqué, exportées vers l'Afrique Noire.

Indiennes ou Vénitiennes ?

Le commerce avec l'Afrique des perles de verre, particulièrement celles de Venise, a fortement influencé les artistes Africains. 
Inversement. le goût prononcé des Africains envers les perles occidentales, a donné une impulsion indéniable aux manufactures européennes.

Celles-là contre des esclaves....

... Mais aussi la fameuse *Rosetta vénitienne ou Chevron*, que l'on appelait *La perle des rois *, car,  les *rois* de tributs d'Afrique, qui côtoyaient les Européens,  allaient faire des *razzias * dans les tribues voisines. Déjà à l'époque, cette perle était chère. Mais, j'ignore combien d'esclaves pour une perle.
Les perles de verre sont appréciées autant par les hommes que par les femmes.

Cliquez sur la photo svp
Cette capture d'écran pour vous encourager à aller sur le site de 
*Picard Trade Beads *. Celà fait des années qu'il sont dans les perles de verres. Celles qui se sont échangées, pendant des années à la place du papier monnaie, le troc.
Baladez-vous dans leur site. Cliquez sur chaque photo. Vous découvrirez la provenance des perles.

Cannes de chevrons. C'est la première fois que j'en vois. A Venise c'était gardé secret, Un verrier qui dévoilait un savoir faire ou s'exilait, était condamné à mort.
Mais les Américains et les Australiens, à force d'y travaillé, ont découvert la manière.
.Cliquez sur la photo svp.

Cannes de verre pour fabriquer les chevrons vénitiens, la célèbre * Rosetta*.
Tiré du livre, offert aux clients, *PERLE VENEZIANE*, consorzio Venezia Perle.
De Elena Bertagnolli, Maria Teresa Sega, Rossana Urbani De gheltof.


Chevron ancien. Ce que j'en ai fait !

Comment j'ai retrouvé Livingstone

par Henry-Morton Stanley
( Livre )
Actes Sud
1994, 285 p., 7.5 euros
Première édition : 1876
Collection : terres d'aventure- ISBN : 2742702881

Un véritable best-seller, publié dès le retour de l'explorateur

Henry-Morton Stanley relate l'expédition depuis son départ de Zanzibar, en janvier 1871, jusqu'aux sources du Nil. Tout est péripéties : les Européens traîtres, les guides indigènes mus par une totale abnégation, les fourbes pachas locaux, les miasmes et... les crocodiles.

« J'approchai d'un pas délibéré, et dis en ôtant mon chapeau : - Le docteur Livingstone, je présume ? - Oui, répondit-il... »

C'est ainsi que se déroule, à la fin de 1871, la rencontre mémorable entre le journaliste américain du New York Herald parti à sa recherche, et le docteur britannique disparu dans les ténèbres de l'Est africain depuis 1866.*

Ce récit est paru à Londres en 1871, sous le titre How I Found Livingstone


Perles de verre vénitiennes, * mosaïques * ou *Goulimines*,  ( cliquez svp ), du nom du village au sud du Maroc, où les hippies qui ont remis ces perles *à la mode*, allaient s'approvisionner auprès de rabatteurs noirs.
... * Les Vouajiji sont également persuadés qu'avec des offrandes on peut apaiser le dieu jaloux du Tanganika, dont la voix courroucée rugit dans le Kabogo. Jamais ils ne passent devant cette montagnecaverneuse, dont la pensée les remplit d'effroi, sans jeter dans le lac un morceau d'étoffe ou des grains de verre. Ce sont dit-on, les perles blanches, dites Merikani, que préfère le dieu terrible*... 

Les fonds des lacs, des rivières, des torrents et des ruisseaux côtiers peuvent parfaitement être le lieu où reposent quelques-unes de ces tonnes de perles perdues. Chaque année, la mer rejette des milliers de perles de toutes les époques sur les plages de la côte d'Afrique orientale et des îles. Certaines proviennent sans aucun doute d'épaves, mais les autres sont certainement des offrandes, faites depuis des siècles par des Arabes et des Africains.

Des milliers de modèles ont été façonnés.
Catalogue de * Picard Trade Beads * Carmel USA. Cliquez svp.
Certains fascicules sont encore en vente
Cannes de verre étiré et tordues. Celles là, seront coupées en rondelles pour réaliser les *murines*, qui serviront à confectionner les millefiories.  Millefiories: mil fleurs.

Murines multicolores qui seront *incrustées * dans une pâte de verre compacte en fusion,
 pour créer les millefiories.

Cartes d'échantillons du début du 20ème siècle, d'une des plus ancienne manufacture de perles de Venise. Exportation vers l'Afrique.
Ces cartes d'échantillons sont tirées du livre :
 *PERLE VENEZIANE *, CONSORZIO VENEZIA PERLE.
Voir référence au dessus.



Cartes d'échantillons du début du 20ème siècle. 
Page de gauche, exportation vers l'Inde.

Millefiories carrées. Rares.
.
Ce que j'en ai fait.
Repiquage d'anciennes photos pas forcément folichonnes.



Perles vénitiennes.
Celles du haut étaient utilisées comme *pions * de jeu.
On les appelle aussi * snake beads *.
A vérifier !



16 commentaires:

  1. Trés intérresant ton récit, super belles les perles. Bonne semaine et coucou de l'espagne.

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  2. Très belle mise en page! magnifique reportage! j'adore.
    bisous.

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  3. ouah!
    magnifique collection!
    c'est impressionnant et très bien documenté!

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  4. Mesdames.
    Merci pour les compliments.

    Les perles et leurs histoires est un sujet passionnant et très complexe. Cela fait 20 ans que je fais des colliers, et je ne connais pas tout !!! Les français ont aussi fabriqué des perles rocailles, puisque c'est là, que l'ami qui m'a fabriqué ma robe indienne, et qui m'a montré comment perler un sac, achetait ces mini perles.

    Les Hollandais ont fabriqué de grosses perle ovales, blanches. En quantité minime comparé à Venise.

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  5. Merci Béatrice, c'était passionnant de découvrir ces collections et tes textes si vivants.
    Bonne soirée.

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  6. Ah ! Mon commentaire a passé aux oubliettes de Blogger ! J'ai collectionné moi aussi les perles lors de mes séjours et voyages en Afrique de l'Ouest. J'en ai fait des colliers, j'en ai beaucoup donné, mais maintenant que le marché est épuisé, je les garde précieusement. Elles ont une histoire pour moi : une relation commerciale ou amicale avec le vendeur, un endroit spécifique, un marché ... Je ne pourrai plus m'en séparer !

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  7. Evelyne.
    Merci pour le compliment. Suis ravie que 4a te plaise.

    Gine.
    J'aimerais bien voir les perles que tu as.
    Quand j'étais enfant, mon père racontait cette histoire d'échange avec les perles en Afrique. J'étais loin de penser qu'un jour... C'est moi qui en ferais quelque chose-

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  8. Quelle impressionnante collection et c'est vrai Béatrice l'histoire de ces perles est passionnante. EMouvante aussi car elle nous parle d'esclaves et de commerce. Bravo pour cet article fort documenté

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  9. Béatrice ton post et formidable, pour les yeux et pour l'émotion, bravo !

    J'adore les perle et j'ai eu beaucoup de plaisir a travailler cette matière magique pour faire des petits ouvrages en perles de rocailles.

    J'avais laissé un petit mot d'admiration, mais je ne le vois pas, j'ai du encore faire une mauvaise manœuvre !!!

    Bises Béatrice et encore bravo pour cette très belle page.

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  10. Michelaise, Danielle.
    Et oui, les perles contiennent aussi l'histoire dans leurs corps, pas toujours glorieuse. Mais le chemin qu'elles ont parcouru en bateau, à dos de chameau en train et je ne sais, trouve un écho dans notre inconscient. On a retrouvé des perles de Venise en Sarawak, au fin fond de la forêt chez les coupeurs de têtes !

    Les message ont mis du temps à passer car, une drôle de page s'affichait. J'ai trouvé le truc.

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  11. Bonjour, présenter mes Béatrice! Je voudrais d'abord excuses, votre commentaire sur mon blog avait été dans le bac "spam" et jusqu'à aujourd'hui n'avait pas vu :-( désolé.
    Très intéressante collection de perles et de grand texte.
    Comment s'est passé votre voyage à Prague?
    Salutations de l'Espagne.
    A bientôt.
    Beni.

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  12. nòmada.

    No y problemas !
    Le voyage a Prague était génial. Vous pouvez en voir une petite partie en remontant le blog. Les perles me permettent de sortir de Prague sur la pointe des pieds... Car les vues enneigées ne sont plus trop d'actualité. Même que j'ai visité beaucoup d'autres musées. J'y reviendrais l'hiver prochain.
    Benvenudo a mi blog.

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  13. C'est vrai que c'est magnifique toutes ces perles. Je ne connaissais pas les tchèques, elles sont très belles. Certaines perles d'Afrique font penser à des serpents. Connaissez-vous le blog de Sophie? Les grigris de Sophie. Vous avez pas mal de points en communs : http://lesgrigrisdesophie.blogspot.com/
    (Bon, en ce moment, elle est un peu dans les livres et la cuisine, mais en temps ordinaire, c'est plutôt dans les perles qu'elle est plongée)
    bonne soirée!

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  14. Réponses
    1. Bonjour,
      Ravie que cela vous plaise. Impossible de communiquer avec vous sur votre blog.
      Si vous avez d'autres questions. Bienvenue.
      Vous pouvez aussi aller voir mes colliers sur mon site, Cliquer sur les vignettes à droite.
      Bonne continuation.
      Un petit bonjour de Lausanne en Suisse.

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  15. fantastique!!! comment ai je pu rater ce blog ?

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